San Perdido de David Zukerman

Après une longue absence, je vous retrouve de nouveau pour vous présenter un roman que j’ai eu le plaisir de découvrir dans le cadre de ma participation au jury du « Prix des Lecteurs » Livre de Poche (catégorie littérature). L’année dernière, j’étais également jurée de ce prix mais dans la catégorie polar, c’est l’envie de découvrir d’autres genres littéraires et de sortir un peu de ma zone de confort qui m’a fait demander à changer de catégorie pour ma seconde participation.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’effectivement avec la sélection de ce prix, je découvre de nouveaux auteurs et d’autres univers que je n’aurais sans doute pas découvert de moi-même. Il y a de bonnes surprises et parfois aussi des déceptions, mais aujourd’hui, c’est un coup de cœur que j’ai envie de vous présenter pour mon retour !

San Perdido

Résumé :

« Qu’est-ce qu’un héros, sinon un homme qui réalise un jour les rêves secrets de tout un peuple ? Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n’a pour seul talent apparent qu’une force singulière dans les mains. Il va pourtant survivre et devenir une légende. Venu de nulle part, cet enfant mystérieux au regard magnétique endossera le rôle de justicier silencieux au service des femmes et des opprimés et deviendra le héros d’une population jusque-là oubliée de Dieu. »

Mon avis :

San Perdido est un livre qui m’a accompagné pendant une semaine, j’ai pris plaisir à le découvrir et à le savourer. Comme je vous le disais, en dehors du « Prix des Lecteurs« , c’est un roman qui ne m’aurait sans doute pas attiré plus que ça en librairie malgré les couleurs chaleureuses de sa couverture. Oui, je l’avoue, je fais partie des personnes dont le regard peut être attiré par une couverture dans le choix d’une prochaine lecture.

San Perdido est un livre étrange et surprenant, c’est une sorte de conte moderne. On se demande parfois si l’auteur ne se joue pas de nous quand il décrit les facultés de son personnage principal. La ville (imaginaire) de San Perdido est un personnage à part entière que l’on prend plaisir à découvrir au fil des pages. Les différents quartiers de la ville abritent chacun leurs secrets et leurs codes. Des bas fonds de San Perdido aux hauteurs de la ville, en passant par la décharge publique où débute notre histoire, parcourir cette ville même en tant que lecteur ne laisse pas indifférent.

On passe par différentes émotions à la lecture de ce roman : colère, dégoût, étonnement… Il y est en majorité question de la vie quotidienne en Amérique latine. L’auteur utilise des clichés pour décrire ses personnages mais ça ne m’a pas dérangée pour cette histoire. En partant du point de vue qu’il s’agit d’une sorte de conte, le fait que les traits de caractère ou le physique des personnages soit amplifié n’est pas gênant.

J’ai été happée par cette lecture, la narration est agréable, l’écriture soignée et surtout les descriptions de la ville et de ses quartiers est véritablement immersive, on s’y croirait ! Ce roman m’a aidée à sortir d’une panne de lecture et à retrouver le plaisir de lire.

N’allez pas croire qu’il s’agit d’une gentille petite histoire où tout est tout beau, tout rose, au contraire. Si le décor est paradisiaque, la ville de San Perdido abrite tout ce qu’il y a de plus moche chez l’humain : corruption, haine, abus sexuels, domination…

Il est difficile de vous parler de ce livre en essayant de ne pas trop en dire pour vous permettre de garder la surprise si vous avez envie de le lire. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il s’agit d’une lecture surprenante qui peut ne pas plaire à tout le monde mais qui a le mérite de nous faire découvrir la vie dans un bidonville d’Amérique du Sud tout en nous laissant une note d’espoir.

★★★★★

Connaissiez-vous ce roman ? L’avez-vous lu ?

Le voyage de Marcel Grob de Philippe Collin et Sébastien Goethals

Je remercie France Loisirs de m’avoir permis de découvrir Le voyage de Marcel Grob, une bande dessinée historique sur un sujet assez méconnu du grand public : les « malgré-nous » de la Seconde Guerre Mondiale.
Cette histoire est un témoignage bouleversant sur le sort des Français qui, parce que vivant dans une ancienne région allemande, ont été obligés de s’engager aux côté de l’ennemi. Ce sujet est peu abordé car il semble encore empreint du tabou. Les personnes qui ont été contraintes de s’engager aux côtés des Allemands ont encore honte malgré le temps qui a passé. Les blessures semblent toujours à vif et cette bande dessinée est un bon moyen d’avoir une vue d’ensemble de cette thématique.
Le voyage de Marcel Grob est une bande dessinée poignante sur le sort d’un homme enrôlé malgré lui dans la Waffen SS. Elle ne peut pas laisser le lecteur indifférent. On vibre aux côtés de Marcel et on se pose tout au long du récit la question de savoir : qu’aurions-nous fait à sa place ?

 

Le voyage de Marcel Grob

 

Résumé :

« 11 octobre 2009. Marcel Grob, un vieil homme de 83 ans, se retrouve devant un juge qui l’interroge sur sa vie. Et plus particulièrement sur le 28 juin 1944, jour où ce jeune Alsacien rejoint la Waffen SS et est intégré dans la 16e division Reichsführer, trois mois après le débarquement allié en Normandie. Marcel se rappelle avec émotion de ce jour fatidique où, comme 10 000 de ses camarades Alsaciens, il fût embrigadé de force dans la SS. Non, il n’était pas volontaire pour se battre mais il n’avait pas le choix, il était pris au piège. Mais pour le juge qui instruit son affaire, il va falloir convaincre le tribunal qu’il n’a pas été un criminel nazi. Alors, Marcel Grob va devoir se replonger dans ses douloureux souvenirs, ceux d’un « malgré nous », kidnappé en 1944, forcé d’aller combattre en Italie, au sein d’une des plus sinistres division SS. Un voyage qui l’amènera à Marzabotto, au bout de l’enfer… »

Mon avis :

Le voyage de Marcel Grob de Philippe Collin et Sébastien Goethals est une bande dessinée qui réussit parfaitement son pari de faire découvrir aux jeunes générations l’histoire des « malgré-nous » d’Alsace-Lorraine pendant la guerre. Bien que le personnage de Marcel Grob soit fictif, on s’identifie à lui et on se met dans la peau d’une personne ayant réellement vécu des événement de ce genre pendant la guerre.

Les dessins de Sébastien Goethals aident le lecteur à ressentir les émotions des différents personnages par le soin apporté aux traits du visage, mais aussi par l’emploi d’un code couleur particulier. Le présent est représenté dans des tons chaleureux allant de l’orangé, aux teintes de rouge. Le passé est quant à lui représenté dans des coloris clairs : blanc, gris, vert. Les scènes de guerres sont quant à elles colorées de rouge.
Ces différentes palettes de couleur permettent au lecteur de s’immerger dans l’action et de comprendre facilement à quelle époque de l’histoire de Marcel ils se trouvent. Certaines scènes du passé semblent surgir d’un rêve du fait de leur représentation en noir et blanc ou en gris. Cette manière qu’à eu l’auteur d’utiliser ces couleurs est peut-être une façon de montrer aux lecteurs les scènes de vies qui sont les moins présentes à l’esprit de Marcel Grob. Ce sont les combats et surtout le massacre de Marzabotto qui nous sautent aux yeux. Ces évènements sont sans doute ceux qui ont le plus hanté la vie de Marcel Grob après la guerre. Ils constituent également les faits que le juge désire le plus comprendre. Ceux dont est accusé Marcel.

Cette bande dessinée nous pose la question de savoir ce que nous aurions fait à la place de Marcel. Est-il coupable oui ou non ? S’est-il engagé volontairement dans la Waffen SS ou bien était-il un « malgré-nous » comme il le prétend tout au long de l’histoire ? Le personnage du juge est celui qui interroge le lecteur car il nous fait nous demander à nous aussi de juger Marcel Grob.
Nous comprenons avec cette histoire qu’il est bien complexe de se faire un avis tranché sur la question. Marcel désirait sauver sa vie et n’avait pas le choix. Il devait s’engager en tant que SS sinon sa famille risquait des représailles. Lors du massacre il a essayé d’éviter d’y participer mais il était sous la surveillance de ses supérieurs et ne pas répondre aux ordres l’aurait trainé vers la cour martiale. Aurait-il dû se sacrifier ? L’aurions-nous fait à sa place ?

Cette œuvre nous montre bien qu’il est difficile de se prononcer sur ces faits autant d’années après la guerre. Le sort des « malgré-nous » ne devait sans doute pas être enviable après la guerre puisqu’ils étaient considérés comme des traitres et des collabos ennemis.
A travers le personnage de Marcel Grob, nous voyons bien que ces faits ont hantés ces gens bien après le conflit mondial.

Le personnage de Müller illustre tout à fait ceci puisqu’il est passé d’une recrue motivée à aider les Allemands à gagner la guerre à un homme torturé désirant fuir son régiment pour ne plus participer aux horreurs de cette guerre. Ce personnage a été profondément marqué par le massacre des civils de Marzabotto.
Le voyage de Marcel Grob est d’ailleurs un hommage à ces gens puisque cette histoire méconnue en grande partie en France est mise en lumière dans ce livre. Ce massacre n’est pas sans rappeler celui d’Oradour-sur-Glane en France.

J’ai apprécié cette lecture car elle traite d’un sujet qui est rarement abordé, même pendant les commémorations de cette guerre. Le sort des « malgré-nous » semble être encore de nos jours un sujet tabou. J’ai trouvé que le personnage du juge était dur avec Marcel, mais nous comprenons mieux à la fin du livre pourquoi il agit ainsi. Cette histoire nous fait également nous demander si à notre époque il est encore pertinent de juger les crimes de guerre nazis et les survivants du conflit. Bien entendu, les victimes méritent toute réparation mais la question de la moralité se pose lorsqu’on voit que les accusés ont plus de 80 ans. Se souviennent-ils encore des faits ? Que faire d’eux s’ils sont reconnus coupables puisqu’à cet âge une peine de prison est souvent compliquée.

Le dossier historique à la fin de la bande dessinée est un bon complément à l’histoire puisqu’il apporte des éléments sur la création de la Waffen SS et sur le sort des « malgré-nous ».
Ce livre est une leçon d’histoire mais également un ouvrage qui pousse le lecteur vers une réflexion plus philosophique sur ces faits de guerre.

Une bd parue aux éditions Futuropolis.

★★★★

Connaissiez-vous l’histoire des « malgré-nous »?

The Wicked Deep de Shea Ernshaw #PAC

Après un petit sondage sur Twitter, vous avez souhaité majoritairement lire ma chronique du roman de Shea Ernshaw : The Wicked Deep, la malédiction des Swan sisters. Vos désirs sont des ordres 😉
J’ai inclus ce livre dans ma pile à lire du Pumpkin Autumn Challenge alors que ce n’était pas du tout prévu à la base. La jolie couverture de ce roman, ainsi que son résumé m’ont donné envie de me plonger dans cette lecture qui figurait dans la pal de nombreux autres lecteurs et lectrices.
Même s’il ne s’agit pas d’un coup de coeur, j’ai passé un très bon moment de lecture et je vous recommande d’ores et déjà ce roman 🙂

The Wicked Deep

Résumé :

« C’est une histoire de vengeance… Il y a près de deux siècles, Marguerite, Aurora et Hazel Swan, trois jeunes femmes belles, libres et indépendantes, furent accusées de sorcellerie par les habitants de la ville de Sparrow. Des pierres accrochées aux chevilles, les trois sœurs furent noyées. Exécutées. Depuis ce jour, chaque année au mois de juin, les sœurs Swan sortent des eaux de la baie pour choisir trois jeunes filles, trois hôtes. Dans le corps de ces adolescentes, Marguerite, Aurora et Hazel reviennent se venger. Et cette année encore, Penny le sait, alors que les touristes afflueront, on retrouvera des cadavres de jeunes hommes sur la plage… Car cette malédiction, rien ne semble pouvoir l’arrêter. »

Mon avis :

Le titre et le résumé du roman laissent suggérer une histoire de sorcières et de magie. Si c’est ce qui vous plaît dans ce roman, je suis désolée de devoir vous décevoir : c’est trompeur. Il est très peu question de magie dans ce livre en dehors de la malédiction en elle-même, qui est plus de l’ordre du paranormal que de la magie. Je préfère être claire sur ce point dès le départ car après avoir survolé quelques avis de lecteurs sur livraddict, j’ai vu qu’il s’agissait de la déception principale des gens.

Les soeurs Swan font partie de la catégorie des « socières féministes ». C’est leur mode de vie libre et indépendant dans la société étriquée du XIXème siècle qui a causé leur véritable perte. C’est sur ce point que l’autrice a su mettre l’accent tout au long de l’histoire, et particulièrement dans les chapitres dédiés aux soeurs. Pensez donc ! Trois jeunes femmes débarquent un beau jour dans la petite ville de Sparrow, dans l’Oregon, pour y ouvrir une parfumerie. Elles sont seules, ne comptent que sur elles-même pour s’en sortir, bref : il n’y a pas d’homme dans leur vie, si ce n’est les villageois qu’elles séduisent… Il y a de quoi être soupçonneux à leur égard vous ne trouvez pas ?

La construction du roman est intéressante, il y a des passages qui racontent la vie des soeurs Swan au XIXème siècle peu de temps avant de mourir, et ces passages alternent avec les chapitres qui se déroulent à notre époque et qui racontent l’histoire de Penny.
Le roman débute d’ailleurs au mois de juin, le mois de la Swan Season (la saison Swan) : sorte de saison touristique un peu morbide. Pour célébrer l’arrivée de cette nouvelle saison, les jeunes terminent les cours un mois avant le reste du pays et organisent une fête géante sur la plage. Ils y fêtent le retour des soeurs Swan…

Un point m’a un peu agacée dans ce roman, j’ai trouvé que l’alcool y tient une place assez importante. C’est quelque chose qui me gêne déjà beaucoup dans les séries mettant en scène des personnages adolescents. Je trouve que l’alcool est banalisé dans la culture populaire. Je sais que ça peut sembler vieux jeu ou grincheux de ma part, mais c’est quelque chose que je ne comprends pas.

L’arrivée du personnage de Bo (un jeune étranger à la ville et qui ne semble pas comprendre ce qu’il s’y passe), apporte une touche supplémentaire au mystère ambiant.
En ce qui concerne l’ambiance de Sparrow et du roman en général, c’est l’un des gros points positifs du livre. J’ai adoré l’ambiance pesante de ce roman. Les descriptions de la ville sont soignées et m’ont vraiment donné l’illusion de me ballader dans Sparrow. La ville de Sparrow y figure presque comme un personnage à elle toute seule. La malédiction l’habite et la fait vivre à son rythme.

Pour résumer, j’ai apprécié ce roman même s’il ne s’agissait pas d’un roman sur la sorcellerie, mais plutôt sur la place des femmes dans la société du XIXème siècle, et comment la jalousie et l’envie peuvent mener une ville au meurtre. J’ai adoré l’ambiance de la ville de Sparrow et tout le mystère ambiant de cette Swan Season. Les personnages des soeurs mais aussi de Bo et Penny sont intéressants et il y a un véritable retournement de situation à la fin de l’histoire.
J’ai été un peu plus sceptique en ce qui concerne les toutes dernières lignes du livre sur le personnage de Bo…
Un roman qui vous permettra néanmoins de passer un très bon moment de lecture !

★★★★★

Avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Les dernières heures de Minette Walters #PAC

Après quelques semaines d’absence, je vous reviens avec une chronique d’un roman que j’ai eu la chance de lire grâce à Netgalley et aux éditions Robert Laffont, que je remercie chaleureusement.
Vous le savez peut-être, j’ai repris mes études en Histoire pour pouvoir valider ma licence. Cette année, le cours d’Histoire médiévale porte sur la période de la Guerre de Cent ans. Pendant cette guerre, un fléau s’est abattu sur une grande partie du monde : la peste noire.
Quand j’ai lu que Les dernières heures est un roman ayant pour thème l’arrivée de la peste en Angleterre, j’ai eu très envie de lire ce livre pour voir de quelle manière Minette Walters a travaillé ce sujet.
Je peux déjà vous dire que je n’ai pas été du tout déçue puisque ce roman a été un énorme coup de coeur !

Les dernières heures

Résumé :

« Mois de juin de l’an 1348 : une épidémie monstrueuse s’abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d’atroces souffrances.
Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l’audace de nommer un serf comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger.
Bientôt, les stocks de vivres s’amenuisent et des tensions montent car l’isolement s’éternise. Les villageois craignent pour leur sécurité lorsqu’un événement terrible menace le fragile équilibre. Les gens de Develish sont en vie, mais pour combien de temps encore ? Et que découvriront-ils quand le temps sera venu pour eux de passer les douves ? »

Mon avis :

Quand j’ai commencé à lire ce livre, j’avoue avoir eu peur qu’il ne me plaise pas, et étant donné le nombre de pages (plus de 500), ça aurait pu me paraître bien long !
En effet, le roman commence en douceur à Develish où Lady Eleanor, la fille des seigneurs de la localité, s’apprète à partir se marier dans un autre comté. Son père, Sir Richard doit d’abord s’en aller chez le fiancé pour règler les derniers préparatifs avant le mariage et en particulier la dot de la future mariée…

Le mauvais caractère d’Eleanor et sa cruauté envers les serfs me laissaient craindre de ne pas du tout apprécier ce roman, je ne voyais pas comment j’aurai pu supporter ce personnage capricieux pendant toute la durée du roman ! Puis, le personnage de Lady Anne a fait son entrée en scène et a totalement changé ma vision des choses. J’ai vite compris qu’il s’agissait d’un personnage fort que j’aurai plaisir à suivre. Et je ne me suis pas trompée. Elle est un réel atout dans cette histoire, mais aussi un moteur pour sa communauté et donc pour l’avancement du récit.

Mon intérêt pour le roman s’est renforcé encore plus quand les premiers signes de la maladie sont apparus. C’est à ce moment là que l’histoire débute réellement. C’est aussi à partir de ce moment qu’il m’a été de plus en plus difficile de reposer ce livre tant j’avais envie de savoir ce qui allait se passer et comment les personnages allaient faire pour s’en sortir face à ce fléau inconnu pour eux.

L’autrice est parvenue à nous rendre chacun des personnages vivants (ils ont tous une particuliarité et un caractère bien à eux, en bref, Minette Walters a soigné la construction de chacun de ses personnages, des principaux aux plus secondaires).
J’ai particulièrement apprécié Lady Anne, Thaddeus, la jeune Isabelle et les fils des chefs des serfs. Même les personnages les plus antipathiques ont tous quelque chose qui fait qu’on a envie de les voir évoluer sous nos yeux.

J’ai fini par inclure ce roman dans mon Pumpkin Autumn Challenge dans la catégorie post-apocalyptique, car c’est véritablement de ça qu’il s’agit. Pour les gens de l’époque, l’arrivée de la peste a été un bouleversement incroyable ! Ils ne savaient rien de cette maladie, ils ne comprennaient pas comment ni pourquoi elle tuait autant de gens en si peu de temps. Le monde féodal a été totalement chamboulé par cette épidémie et c’est quelque chose qui est parfaitement bien restitué dans ce roman. Nous voyons comment Lady Anne prend les choses en main pour essayer de préserver les habitants de Davelish. Tout ceci a donné de véritables touches post-apocalyptiques à ce récit historique.

En plus de la lutte pour la survie, d’autres intrigues apparaissent très vite entourant le personnage de Lady Eleanor jusqu’à une révélation finale ! (Plusieurs révélations en fait…)
C’est cette envie de voir les personnages évoluer dans ce nouveau monde bouleversé et l’envie également de comprendre les actes de certains protagonistes qui m’a tenu en haleine jusqu’aux toutes dernières pages.

Il s’agit du premier roman d’une saga et je vous avoue avoir été un peu frustrée par la fin car j’avais encore plusieurs questions en tête. C’est peu dire que j’ai hâte de lire la suite !

★★★★

Avez-vous lu ce roman ?

Ils étaient vingt et cent de Stanislas Pretrosky

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Nuit et BrouillardJean Ferrat

Qu’il est difficile d’écrire une chronique ayant pour thème un sujet aussi délicat et sensible que celui de la Seconde Guerre Mondiale et des camps de concentration nazis (Ravensbrück en l’occurrence). C’est d’autant plus compliqué que je n’ai pas apprécié ce livre. Il n’est pas mauvais, les faits sont documentés et l’écriture bien que trop « scolaire ou académique » est soignée.
Mais non, je n’ai pas aimé ce livre, auquel j’ai relevé de nombreux défauts, dont je vais vous parler plus en détails dans la suite de cet article.
J’ai hésité avant de me lancer dans la chronique de ce roman. Il faut dire qu’il est vraiment bien noté sur livraddict ou encore goodreads. J’ai parfois l’impression que les lecteurs n’osent pas noter ce genre de romans avec la même honnêteté qu’ils le feraient pour un roman au thème plus léger… Je pense écrire un article prochainement sur ce sujet.

Je tiens à remercier Netgalley et les éditions French Pulp pour m’avoir permis de lire ce roman de Stanislas Petrosky.

Ils étaient vingt et cent…

Résumé :

 » Gunther, jeune allemand opposé au régime nazi, excelle dans l’art du dessin.
Il se retrouve promu illustrateur officiel du camp de Ravensbrück, son œil d’artiste interprète la vie et surtout la mort.
L’histoire d’un homme qui a vu la construction et la libération du plus grand camp d’extermination de femmes du IIIème Reich, un homme qui a vécu des deux côtés des barbelés.  »

Mon avis :

Depuis mon adolescence, je lis et me documente énormément sur la Seconde Guerre Mondiale, mais surtout du point de vue des civils, et bien entendu sur les camps de concentration nazis. Je ne vous cache pas que ces lectures m’ont souvent amenée à lire des horreurs et à découvrir à quel point un être humain peut être cruel envers un autre être humain.
J’ai lu, mais j’ai aussi regardé des images de la libération des camps, et écouté des témoignages de survivants (vous pouvez en trouver facilement sur youtube et en particulier sur la chaîne du Mémorial de la Shoah).
Je ne prétends pas être spécialiste de ce sujet, mais je pense que si je devais faire de la recherche en Histoire, mes travaux seraient sur ce thème.
Si je vous dis ça c’est surtout pour vous expliquer qu’après avoir énormément lu sur cette guerre et sur la Shoah (qu’il s’agisse de fiction ou de documents de témoins ou d’historiens), je suis également devenue plus pointilleuse sur les fictions mettant en scène cette triste période de notre Histoire.

Nous étions vingt et cent raconte l’histoire du personnage fictif de Gunther, un jeune allemand qui s’est engagé contre son gré (à la demande de son père) pour travailler à la grandeur de l’Allemagne nazie. Il a été affecté au camp de concentration, en construction, de Ravensbrück. Situé au nord de Berlin et créé en mai 1939.
Dès le début, les autres Allemands du camps qu’il s’agisse de ses « collègues », des soldats ou des hauts-gradés, ont remarqué que Gunther était là contre son gré, et ils se méfient de lui. Après l’arrivée des premiers convois de prisonnières (car Ravensbrück est avant tout un camp de détention pour femmes), il devient kapo (surveillant d’un block, d’un baraquement). Contrairement aux autres, ils ne parvient pas à maltraiter les prisonnières pour qui il éprouve une forte compassion. Son don pour le dessin va le sauver et le condamner d’une certaine manière. Il n’aurait pas pu rester longtemps à son poste de kapo en ayant une attitude aussi bienveillante à l’égard des détenues, sa hierarchie aurait fini par le punir. Son don pour le dessin fait de lui le dessinateur officiel du camp, chargé d’immortaliser la vie quotidienne de Ravensbrück : les coups, la mort, le travail et puis surtout les expériences menées au revier (infirmerie/hôpital du camp).

Ce roman est construit sous forme de chapitres assez courtsGunther à notre époque (âgé de 99 ans et résidant en maison de retraite) raconte ses souvenirs de sa vie à Ravensbrück. Ces chapitres se terminent par un saut dans le passé directement au moment où Gunther vivait les évènements qu’il raconte.
Stanislas Petrosky a fait un énorme travail de recherches. On le comprend et on le ressent à la lecture de son roman. Mais j’ai eu l’impression qu’à trop vouloir intégrer au livre chaque épisode de ses recherches, l’auteur fait s’enchaîner chapitre après chapitre toutes les horreurs possibles.
Oui, ces faits se sont produits et ont existés, mais j’ai trouvé que ça pouvait vraiment être violent pour le lecteur. S’agissant d’un personnage de fiction quelques moments de répit auraient pu être intégrés au récit (sans forcément dénaturer le roman qui, on le comprend bien, est fait pour dénoncer ces faits abominables et les faire connaître au plus grand nombre). D’ailleurs pour cette raison, je ne conseille pas la lecture du livre à des lecteurs sensibles.
Certaines scènes manquent de pudeur. Les détails les plus crus sont mentionnés. Une fois de plus il ne s’agit pas pour ma part de minimiser les faits, ils sont là, ils ont malheureusement vraiment eu lieu, mais il me semble que le travail d’un auteur est également de pouvoir dire et dénoncer les choses de façon plus subtile.

Pauvre Gunther… Tout au long du roman, ce personnage est rabaissé. Il se décrit sans arrêt comme lâche et peureux. Bien sur on se doute que la vie dans un camp n’est pas facile. On comprend la peur du personnage, mais pourquoi répéter aussi souvent tout au long du roman qu’il est lâche si ce n’est pour nous le faire voir comme un « looser » ?

J’ai eu du mal à croire à l’histoire d’amour entre Gunther et une détenue juive. Ce n’est pas que ce n’est pas crédible, c’est la manière dont cette relation a été amenée. On a l’impression que c’est trop rapide, que ça tombe du ciel. Je n’y ai tout simplement pas cru. Cette histoire d’amour ne m’a pas donné d’émotions. Pour moi elle était là pour mettre une petite touche de lumière dans un ensemble sombre mais ça n’a marché avec moi.
La relation entre Gunther et Edna m’a rappelé l’histoire du « Tatoueur d’Auschwitz » (mais je pense que ce n’est qu’un hasard).

Est-ce que c’est parce que les chapitre sont assez courts et condensés que j’ai eu l’impression que la fin est arrivée brutalement sans que je comprenne bien comment tout s’est vraiment enchaîné ?
Ces chapitres courts sont aussi responsables du fait que j’ai eu l’impression d’un ensemble un peu bâclé.
Comme si l’auteur cherchait à tout prix à inclure un évènement dans son livre, broder une histoire expliquant comment et pourquoi Gunther en a été témoin et puis on passe au chapitre suivant… Mais en dire le plus possible sur ce thème n’en fait pas forcément un bon roman sur la Seconde Guerre Mondiale et la déportation…

Pour conclure, le roman n’est pas mauvais, c’est plutôt bien écrit et ça plaira sans aucun doute aux personnes qui lisent peu de romans sur cette période (à condition d’avoir le coeur bien accroché). J’ai été déçue de ne pas ressentir d’émotion à la lecture de ce livre. J’ai trouvé le roman sans âme par rapport à la lecture d’autres romans sur le sujet.
J’ai eu le sentiment tout au long de ma lecture que l’auteur hésitait entre écrire un livre document sur Ravensbrück et un roman.

★★★★★

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ? Suis-je trop dure avec ce livre ?

Les nouvelles aventures de Sabrina de Sarah Rees Brennan #PAC

Je suis tellement contente de pouvoir vous retrouver sur ce blog après quelques jours d’absence. J’ai travaillé dans une Foire Expo et mes horaires ne me permettaient pas de pouvoir prendre le temps de lire, ni d’écrire sur le blog…
Pour couronner le tout, je suis tombée malade juste après mon contrat… la joie ! J’arrive enfin à rester devant mon écran sans me sentir mal à cause des étourdissements… bref !

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley et les éditions Hachette pour m’avoir permis de découvrir ce roman.
J’ai connu la première série télé « Sabrina l’apprentie sorcière » et les livres dérivés de cette série. Ce que j’aimais avec Sabrina (dans la première version), c’était l’humour de la série. J’avais un énorme coup de coeur pour le chat noir de la famille : Salem.

Quand j’ai appris que la série allait connaître une réadaptation, j’étais ravie. Puis, j’ai su qu’elle allait être totalement modifiée pour rendre l’atmosphère et les personnages plus sombres. Le virage entre la première Sabrina et cette nouvelle Sabrina est à 180° !
Je n’ai pas regardé la première saison de la version Netflix au moment de sa sortie. J’avais trop d’appréhension sur cette série et j’avais peur de faire trop de comparaisons avec l’ancienne version.

Les éditions Hachette ont sorti un prequel de la série Netflix sous forme de roman. J’ai tout de suite été attirée par la couverture rouge sang du livre. Voyant qu’il était disponible sur Netgalley, j’ai eu envie de pouvoir le lire afin de me faire enfin une opinion sur « la Sabrina 2.0 » !
Mon avis reste mitigé, mais je pense que ça vient vraiment du fait que j’ai connu la première série et que j’y était attachée.

Les nouvelles aventures de Sabrina

Résumé :

« Ce prequel exclusif révèle une facette de Sabrina que vous n’avez pas découverte dans la nouvelle série NETFLIX. Quelle décision prendra Sabrina… et fera-t-elle le bon choix ?
L’été précédant son seizième anniversaire, Sabrina Spellman sait que sa vie est sur le point de basculer.
Elle a toujours étudié la magie avec ses tantes, Hilda et Zelda, mais en parallèle, elle vit aussi une vie banale : lycéenne à Baxter High, elle passe son temps avec ses meilleures amies Susie et Roz ou au cinéma avec Harvey Kinkle.
Désormais, ses jours dans le monde normal sont comptés.
Quitter Roz, Susie et Harvey se révèle plus difficile que Sabrina ne le pensait, d’autant plus qu’elle n’est pas sûre des sentiments d’Harvey à son égard. Son cousin Ambrose lui suggère de jeter un sort à son petit ami pour découvrir ce qu’il ressent vraiment, mais un esprit des bois interfère, et le sort se retourne contre elle.
Sabrina a toujours été attirée par ses pouvoirs de sorcière, mais pour la première fois, elle se demande s’ils lui font emprunter le mauvais chemin. Renoncera-t-elle au chemin de la lumière ? Choisira-t-elle le chemin des ténèbres ?  »

Mon avis :

J’ai commencé la lecture de ce roman sans avoir encore visionné un seul épisode de la série Netflix. J’ai aimé le début du roman et je n’ai pas été perdue de ne pas encore avoir vu la série car j’avais déjà une idée des personnages (mais de l’ancienne version de Sabrina). Après quelques chapitres, j’ai eu envie de me lancer dans la série et Pumpkin Autumn Challenge oblige, la série est dans ma liste de films et séries pour la saison 😉

La première chose qui m’a sauté aux yeux que ce soit pour le livre ou la série, c’est le passage vers un univers plus sombre et tourné vers le satanisme. Dans les deux cas, qu’il s’agisse de la lecture ou de la série, j’ai été touchée par l’absence de la touche humoristique qu’il y avait dans l’autre version. Exit l’humour pince sans rire de Salem… il ne parle pas mais il est toujours là pour défendre Sabrina (j’ai choisi l’exemple de Salem mais ce n’est pas tout à fait adapté à ma critique du livre car ce personnage n’apparaît que dans la série). Je vais éviter de faire trop de comparaisons série/livre pour ne me concentrer que sur le livre. Mais ce que je peux vous dire c’est qu’en essayant d’oublier l’ancienne version de Sabrina et en regardant la série Netflix comme une toute autre série, je n’ai pas eu trop de mal à rentrer dans l’histoire.

Notre lecture commence à la fin de l’été, au mois de septembre. L’histoire du livre se passe donc un mois avant les évènements racontés dans la saison 1 de la série Netflix. Sabrina sait que bientôt sa vie devra changer quand elle effectura son « baptème obscur » faisant d’elle une sorcière à part entière. Son attachement pour ses amis mortels, et en particulier son petit-ami Harvey, la fait douter sur son avenir.

Même si le livre est plutôt bien écrit, je n’ai pas eu un coup de coeur à sa lecture. J’ai mieux apprécié ma lecture après avoir vu au moins le premier épisode de la série sur Netflix pour pouvoir me faire une meilleure idée de l’univers du livre et un visage sur les personnages. Le roman est un peu lent et en dehors des chapitres présentant un personnage de la série, je n’ai pas été plus emballée que ça par cette histoire de Sabrina.

Les chapitres concernant les personnages de la série constituent l’atout de ce livre. On en apprend plus sur ces personnages et surtout sur leurs pensées les plus intimes, ce qui nous permet de mieux les cerner. Ces chapitres plairont aux fans de la série car ils sont un vrai complèment pour la compréhension de cette dernière.

Je n’ai pas aimé la relation entre Sabrina et Harvey dans le livre. Cette relation était à la limite de la relation toxique et ça me mettait mal à l’aise de lire ça. Il y a un vrai décalage entre le côté sombre/sataniste de l’ensemble de la série ou du livre et la relation amoureuse mièvre entre Sabrina et Harvey. Que ce soit dans la série ou dans le livre, leur couple à tendance à m’agacer !

La fin du roman apporte (enfin!) du rythme au livre.

En conclusion, ce roman est tout à fait complèmentaire à la série. Il plaira aux fans de cette nouvelle version Netflix surtout pour les chapitres basés sur les personnages. L’histoire racontée dans le livre n’est pas très originale et loin d’être palpitante, mais elle permet de passer un bon moment de lecture.

★★★★★

Que pensez-vous de cette nouvelle version de Sabrina ? Avez-vous lu le livre ?

Les filles oubliées de Sara Blaedel #PAC

Le second livre que j’ai eu envie de lire cette année pour le Pumpkin Autumn Challenge est un thriller d’une autrice que je ne connaissait pas du tout. Sara Blaedel est danoise mais vit actuellement aux Etats-Unis. Elle a déjà publié plusieurs romans, mais en France c’est Les filles oubliées qui a été choisi pour la faire connaître du grand public.
J’ai eu envie de lire un roman nordique pour ce challenge car je trouve qu’ils ont en général le don pour donner une ambiance un peu lourde, malsaine, effrayante, à leurs romans policiers et c’est tout à fait le genre de lecture qui peut rentrer dans la thématique du PAC !

Je n’ai malheureusement pas eu de coup de coeur pour ce roman, mais j’ai tout de même passé un bon moment de lecture. Ce livre m’a permis également de découvrir le nouveau format poche proposé par France Loisirs et il a tout bon (j’adore ce format que je trouve plus facile à lire car moins lourd).

Les filles oubliées

Résumé :

« Le corps d’une femme est découvert dans une forêt isolée du Danemark. Une cicatrice sur le visage aurait dû rendre son identification facile, mais personne n’a signalé sa disparition. Louise Rick, enquêtrice au Département des Personnes Disparues, lance un appel à témoins. Une femme âgée reconnaît la victime qu’elle a connue enfant. Il s’agit d’une certaine Lisemette, qui fut internée autrefois dans un hôpital psychiatrique. Comme les autres enfants de cette lugubre institution, Lisemette était une « fille oubliée », abandonnée par sa famille. L’enquêtrice fait alors une autre découverte troublante : la victime avait une sœur jumelle. Et toutes les deux sont censées être mortes depuis une trentaine d’années… »

Mon avis :

J’ai découvert en faisant quelques recherches sur Sara Blaedel que Les filles oubliées est en fait le 7ème roman de la série « Louise Rick« . En toute honnêteté, je ne l’aurai pas deviné seule donc ce n’est pas du tout dérangeant pour la compréhension de ce roman.

En fait, Louise arrive dans un nouveau département : le Département des Personnes Disparues. Il s’agit d’un nouveau service pour elle après avoir travaillé au sein de la criminelle (chargée d’enquêter sur les meurtres). Qui dit nouveau département dit nouveaux collègues. Sa rencontre avec Eik a tout d’abord été un peu houleuse et puis comme bien souvent dans ce genre de cas (et de romans), les choses ont fini par se tasser et les deux co-équipiers sont parvenu à travailler ensemble de manière plus sereine.

Louise est une fois de plus un personnage sans grande surprise pour ce genre littéraire : elle est torturée par son passé..
Je ne sais pas pourquoi les auteurs aiment à ce point créer des personnages de flics sombres, alcooliques, drogués ou ayant connu la perte d’un proche… ça ne me dérange pas de retrouver ces personnages dans mes lectures mais il est vrai qu’à force il n’y a plus d’effet de surprise. Bref, vous l’aurez compris, Louise a un lourd passé et celui-ci ressurgit justement au fil de cette enquête. J’ai d’ailleurs été frustrée à la fin du roman de ne pas avoir plus de réponses sur l’histoire de Louise. Le livre se termine clairement en nous laissant suggérer un dénouement dans un prochain roman. En sachant que je n’ai pas été totalement convaincue par ce roman et cette autrice, je ne suis pas certaine de connaître un jour le fin mot du passé de notre enquêtrice… tant pis.

Si l’enquête s’annonçait prometteuse à la lecture du résumé, je n’ai pas été emballée plus que ça. J’ai apprécié la thématique de l’ancien hôpital psychiatrique, l’ambiance de la ville dans laquelle se déroulait l’enquête mais le tout ne m’a pas spécialement fait vibrer. Il y a un peu trop de passages personnels sur la vie de Louise, ce qui nous coupe parfois de l’action. Le duo Louise/Eik est sympathique à suivre mais comme je vous l’ai dit plus haut, le tout est sans surprise.

C’est un peu le mot clé de ce roman : sans surprise. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas révolutionnaire. C’est du déjà vu. Ce que j’ai retenu de ce livre c’est surtout l’aspect sur les conditions des personnes handicapées mentales dans les institutions dans les années 60/70. Heureusement que les choses se sont améliorées (même s’il y a encore malheureusement des scandales de maltraitances sur des personnes fragiles de nos jours dans les institutions : maisons de retraite, hôpitaux…)

J’ai été un peu choquée de découvrir le coupable des crimes dénoncés dans ce roman et la dernière partie du livre m’a laissée avec un sentiment de malaise.

Pour conclure, ce roman apporte de bonnes idées et une thématique, celle des institutions pour personnes handicapées, qui peut nous faire frissonner et nous plonger dans une ambiance glauque. L’ambiance dans les polars nordiques est un atout indiscutable de ces auteurs et j’ai été servie avec ce roman. C’est l’enquête en elle même, avec un rythme lent ou entrecoupé par la vie privée des personnages, qui m’a déçue. Les personnages n’ont d’ailleurs pas été à la hauteur de mes espérances. Le tout est sans surprise et c’est ce qui m’a ennuyée parfois.

J’ai passé un bon moment de lecture mais je ne suis pas certaines d’avoir envie de réitérer l’expérience avec cette autrice danoise.

★★★★★

Avez-vous déjà lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

Circé de Madeline Miller #PAC

J’ai débuté le Pumpkin Autumn Challenge par une superbe lecture ! Il s’agit d’une réécriture du mythe de Circé, fille du dieu Hélios dans la mythologie grecque. Autant vous le dire tout de suite : j’ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman !
Madeline Miller a un véritable don pour faire revivre ces légendes millénaires à travers une plume moderne. Je n’ai pas vu le temps passer et j’ai été véritablement bluffée par ce roman. Si vous aimez la mythologie grecque, alors ce titre devrait vous plaire également 😉

Circé

Résumé :

« Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.
Son père lui ordonne de s’exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croisent tous les personnages importants de la mythologie : le minotaure, Icare, Medée et Ulysse….
Mais cette existence de femme indépendante et dangereuse inquiète les dieux et effraie les hommes. Pour sauver ce qu’elle a de plus cher à ses yeux, Circé doit choisir entre ces deux mondes : les dieux dont elle descend, les mortels qu’elle a appris à aimer. »

Mon avis :

Comme je vous l’ai dit en introduction, j’ai adoré ce roman. J’ai été attirée par ce livre et cette histoire tout d’abord grâce à cette belle couverture en noir et doré. Je trouve que ça donne vraiment au lecteur envie d’en savoir plus sur ce livre.
J’aime beaucoup la mythologie en général : qu’il s’agisse de la mythologie grecque (comme c’est le cas ici), celte, nordique, égyptienne… Ce sont des histoires qui me plaisent et m’ont toujours attirée depuis mon enfance. En grandissant, j’ai un peu perdu le goût de lire les mythes anciens au profit d’un autre type de littérature. C’est donc avec curiosité que je me suis lancée dans cette lecture.

J’avais un peu peur que ce roman soit ennuyeux : la mythologie c’est super, mais surtout quand c’est bien raconté !
Je peux tout de suite vous rassurer, dès les premières lignes, j’ai été happée par l’histoire et le style de Madeline Miller.
Son écriture est agréable et fluide. Les personnages prennent vie sous nos yeux et sont tous parfaitement travaillés à tel point que parfois avant même qu’elle mentionne le nom de la divinité, j’avais deviné de qui il s’agissait rien qu’à la manière dont il/elle se comportait.

On ressent tout de suite que l’auteure est une passionnée de mythologie. Cette passion est transmise à travers son écriture et la manière dont elle raconte les différentes étapes de la vie de Circé.
J’ai pris beaucoup de plaisir à rencontrer le personnage de Circé et à la voir évoluer tout au long du récit. Je savais peu de choses sur elle. Je l’avais croisée dans l’expo Homère du Louvre-Lens, et maintenant après cette lecture, je comprends beaucoup mieux pourquoi elle est représentée de cette manière dans l’art (avec une coupe, un bâton, des sangliers ou des porcs et des lions).

Parfois, on aime une grande partie d’un livre tout en trouvant certains passages moins forts, moins travaillés : qui nous plaisent tout simplement moins. J’avoue qu’avec Circé, j’ai aimé ma lecture du début à la fin. Toutes les parties du roman m’ont plus. Il n’y a pas d’inégalité dans la manière de raconter ce récit, c’est une autre grande qualité de ce roman.

L’aspect sur le développement de la sorcellerie dans la vie de Circé est bien raconté et ça peut donc plaire aux lecteurs amateurs de ce genre d’histoires.

Pour conclure, ce roman est immersif, divinement bien écrit. La plume de Madeline Miller est superbe pour raconter ces mythologies d’une façon plus moderne sans dénaturer les récits classiques. L’écriture est soignée et ce n’est pas difficile à lire. Il y a à la fin du roman un rappel des différents personnages qui apparaissent dans le livre. Ils sont nombreux et ça peut être perturbant si vous ne connaissez pas bien les mythes grecs, mais je pense qu’on peut assez facilement s’en sortir.

Je n’ai qu’une envie maintenant me plonger dans l’autre roman de Madeline Miller : Le chant d’Achille.

★★★★★

Connaissez-vous l’histoire de Circé ? Avez-vous lu ce roman ?

Top 5 : Lectures estivales 2019 : Top et Flop

Et voilà, nous sommes déjà en septembre… C’est le moment de faire le bilan de mes lectures estivales !
Je vais vous proposer un Top 5 de mes lectures préférées et des déceptions de l’été.
Cet été, et comme toujours j’ai envie de dire lol, j’ai lu principalement des romans historiques et des thrillers.
Je vais commencer par les flop pour terminer en beauté avec les top : c’est parti ! 🙂

Flop 5 :

Bien entendu ce classement des « flops » est tout à fait subjectif et correspond à mes propres critères.
Je ne prétends pas pouvoir être seule juge de la qualité d’un roman.
Les livres présentés ne sont pas forcément mauvais mais ils m’ont déçue.

5 : Enfant 44 de Tom Rob Smith

« Hiver 1953, Moscou. Le corps d’un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée. Agent du MGB, la police d’État chargée du contre-espionnage, Léo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l’enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas dans le parfait État socialiste, il s’agit d’un accident. L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Léo. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l’exil avec sa femme, Raïssa, elle-même convaincue de dissidence. »

J’ai été déçue par ce livre qui n’est pas mauvais en soi mais qui a fini par me lasser. J’ai aimé pouvoir suivre un personnage assez atypique (membre du MGB, ex-KGB). Ce personnage connaît d’ailleurs une bonne évolution. Ce qui m’a ennuyée c’est que l’enquête s’étire. Il y a des longueurs qui nous font un peu perdre le fil de l’histoire. La fin m’a un peu déçue. J’ai trouvé les motifs du coupable complètement tirés par les cheveux. En tout cas ce roman permet de se plonger dans l’URSS de Staline et le quotidien de sa population.

★★★★★

4 : Le prédicateur de Camilla Läckberg

« Dans les rochers proches de Fjällbacka, le petit port touristique suédois dont il était question dans « La Princesse des glaces », on découvre le cadavre d’une femme. L’affaire se complique quand apparaissent, plus profond au même endroit, deux squelettes de femmes…
L’inspecteur Patrik Hedström est chargé de l’enquête en cette période estivale où l’incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d’Erica Falck, sa compagne. »

J’avais lu le premier roman de cette auteure au cours de ma première participation au Cold Winter Challenge. J’avais apprécié La Princesse des Glaces. Ce n’était pas le meilleur des polars mais l’ambiance suédoise était agréable pour la fin de l’année.
Ici c’est un peu le même cas de figure. On suit le quotidien (franchement ennuyeux) d’Erika enceinte jusqu’aux dents. Ce n’est pas toujours facile à suivre à cause de la construction du roman : on passe d’un personnage à un autre sans que ce soit clairement indiqué (avec des pointillés par exemple). J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour certains passages. L’enquête est sans surprise car tout est cousu de fil blanc. C’est un roman sans prise de tête et qui doit être lu comme tel.

★★★★★

3 : Taqawan de Eric Plamondon

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. » Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort. Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source… Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits. »

J’ai lu ce roman dans le cadre de ma participation au jury du Prix des Lecteurs 2019 (Polar) pour Le Livre de Poche. Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché à cette lecture. L’auteur y dénonce pourtant les inégalités entre la communauté amérindienne du Canada et le reste de la population, mais je ne suis pas parvenue à rentrer totalement dans cette lecture. Il y est question des légendes et des traditions de ces peuples. Mais non, rien à faire je suis complètement passée à côté à mon grand regret.

★★★★★

2 : La couleur du mensonge de Erin Beaty

« Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s’en sortir ? Épouser un beau parti. Elle se présente donc chez une entremetteuse – l’une de ces femmes chargées d’évaluer le potentiel des candidats au mariage, et dont les décisions font et défont les fortunes d’une famille, voire d’un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, la jeune fille échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l’observation, la marieuse lui propose toutefois de devenir apprentie. »

Ce livre m’avait été chaudement recommandé sur Instagram et je suis tombée amoureuse de la couverture du roman et de sa magnifique mise en page. Bien entendu l’emballage ne fait pas tout… malgré mes nombreux efforts je ne suis pas parvenue à rentrer dans cette histoire. J’avais l’impression de lire Mulan tant la scène avec la marieuse m’a rappelé le film de Disney. Je ne me suis pas attachée au personnage de Sage. J’ai fini par abandonner ce livre.

★★★★

1 : Le rivage des secrets de Liz Fenwick

« Lorsque Maddie hérite d’une maison au bord de la mer après la mort de son mari, elle espère que ce sera pour elle un nouveau départ. La propriété est magnifique, mais tombe un peu en ruine, oubliée et délaissée depuis des années. Maddie, fascinée, découvre les histoires de générations de femmes qui y ont vécu. Mais le rêve de Maddie d’une vie tranquille à la campagne s’estompe quand d’anciens documents, cachés dans les épais murs, réapparaissent. En se plongeant dans le passé, en écoutant les anciens du village, elle réalise que les secrets de cette maison et son histoire la concernent directement. « 

J’ai été énormément déçue par ce roman que j’attendais de lire avec impatience. Les histoires de vieux manoir et de secrets de famille, ça marche souvent bien avec moi. Mais là : catastrophe.
Je n’ai pas aimé l’écriture de l’auteure. Les personnages principaux (Maddie et sa fille adoptive) sont pénibles. Leur relation tombe dans le cliché de la belle-fille qui ne supporte pas sa belle-mère. J’avais l’impression qu’il y avait surtout de la mauvaise foi. Et que dire des répétitions de mouvement des personnage (ça arrive presque toutes les 2 pages…) : Maddie qui éclate de rire pour un oui ou pour un non et Hannah qui passe son temps à lever les yeux au ciel.
Autant vous dire que ça m’a complètement découragée de poursuivre pour connaître le secret de cette maison !

★★★★

Top 5 :

Vous allez à présent découvrir mes lectures favorites de cet été. Pour être honnête il a été plus difficile pour moi de ne retenir que 5 lectures car j’ai eu pas mal de bonnes surprises ces dernières semaines !

5 : 1974 de Arnaud Codeville

« A Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès.
La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause: elle serait hantée… »

Je vous ai déjà parlé de ce roman dans ma dernière chronique. Je vous résume tout de même mon avis pour cette lecture. J’ai aimé ce roman car il m’a permis de faire la transition vers le Pumpkin Autumn Challenge. J’ai été happée par cette histoire d’horreur et même si la fin m’a légèrement déçue, je retiens surtout le fait que ce livre m’a donné des frissons !

★★★★

4 : Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

« Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. »

Ce roman a également bénéficié d’une chronique sur le blog. Les personnages de ce roman sont attachants et bien travaillés. Plusieurs histoires s’entremêlent en ayant toutes un lien. Une belle découverte.

★★★★★

3 : Avec tes yeux de Sire Cédric

« Thomas ne croit que ce qu’il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer. »

Encore un roman d’horreur qui m’a bluffé ! Il s’agit d’un coup de cœur du début à la fin. J’ai découvert la plume de Sir Cedric avec ce livre et je n’ai eu qu’une envie : en lire encore plus. L’histoire de Thomas est complètement hallucinante. On se demande ce qu’il lui arrive. On enrage que la police ne le croit pas quand il affirme être innocent. Les crimes et mutilations du tueur sont insoutenables, et pourtant on a envie de continuer pour savoir jusqu’où cette folie va aller.
J’ai apprécié les rebondissements à la fin de l’histoire.

★★★★

2 : Sous un ciel écarlate de Mark Sullivan

« En 1943, Pino Lella est un jeune Italien comme les autres : il aime la musique, les filles, et ne veut pas entendre parler de la guerre ni des nazis. Mais le temps de l’innocence prend fin lorsque l’appartement familial est détruit par un raid des Alliés sur Milan. Pino entre alors dans la clandestinité en rejoignant un réseau qui aide les Juifs à passer en Suisse. »

Une fois de plus il s’agit d’un roman que vous avez pu découvrir en chronique.
Un vrai coup de cœur ! Plus qu’un roman il s’agit d’un véritable témoignage sur une partie méconnue de la seconde guerre mondiale. C’est bien écrit et bien documenté. À lire !

★★★★★

1 : Entre Ciel et Lou de Lorraine Fouchet

« Jo vient de perdre l’amour de sa vie, Lou. Alors que le notaire lit le testament, Jo comprend que Lou l’a trahie et lui lance un dernier défi : renouer avec Cyrian et Sarah, ses enfants avec qui il a peu de contact. »

Vous l’aurez deviné : le livre qui m’a le plus marqué cet été, c’est Entre Ciel et Lou. J’ai eu un énorme coup de cœur pour ce roman. Il m’a fait un bien fou. Je suis passée par toutes les émotions : joie, colère, tristesse…
C’est beau, c’est divinement bien écrit, c’est poétique. Une vraie petite douceur. Je me suis sentie bien à la lecture de ce livre. Ce roman est une ode à l’amour, le grand amour mais aussi l’amour familial et ses subtilités.
Chacun des personnages sont bien travaillés. Jo est adorable même si on a parfois envie de le secouer un peu. Et quel plaisir de découvrir l’île de Groix ! J’ai eu des envie de voyage, j’avais vraiment l’impression d’y être.
En bref, un livre magnifique que je ne peux que vous conseiller !

★★★★★

Et vous ? Quels ont été vos coups de cœur et vos déceptions estivales ?
Avez-vous lu certains des livres présentés ici ?

1974 de Arnaud Codeville

Avec l’arrivée du Pumpkin Autumn Challenge, j’avais envie de me lancer dans une lecture horrifique. Ce livre qui était conseillé sur le groupe Facebook du challenge de Guimause, est disponible à un prix modeste sur Amazon (livre autoédité). Je n’ai pas pu résister très longtemps et ni une, ni deux, je l’ai acheté pour ma liseuse.
Autant vous dire tout de suite que j’en ai eu pour mon argent et qu’il a été une bonne transition vers ma PAL pour le challenge !
J’ai rarement peur en lisant un livre. Je ne vais pas prétendre avoir eu les cheveux qui se sont dressés sur la tête à la lecture de 1974, mais il a fait le job. J’ai eu pas mal de frissons et je me suis totalement laissée happée par cette mystérieuse histoire.

1974

Résumé :

« À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès.
La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée…
Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse…
Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment. »

Mon avis :

Tout d’abord, je dois dire que c’était assez étrange (mais dans le bon sens) de lire un roman se déroulant près de chez moi, dans une ville que j’ai déjà visité plusieurs fois. En effet, Arnaud Codeville est un auteur nordiste et 1974 se déroule à Valenciennes (59). Arnaud Codeville est un auteur qui associe horreur et fantastique et c’est tout à fait le genre de ce roman.

L’histoire se déroule en 1995. Joël Masson est un inspecteur de police arrivé à Valenciennes quelques années auparavant. Il s’agit d‘un homme torturé, sa petite fille Léa de 3 ans est décédée dans un bête accident domestique un an en arrière. Joël ne parvient pas à surmonter le drame, d’autant plus qu’il se sent coupable puisqu’il devait surveiller la petite pendant que sa femme était partie faire une course. Juliette, son épouse l’a quitté après ce tragique accident.
Cette épreuve a transformé ce brillant policier en épave : noyant son chagrin dans l’alcool.
C’est alors qu’il s’est fait arrêter pour conduite en étant d’ivresse avec une prostituée à ses côtés que Joël réintègre son poste au commissariat. En effet, suite à ce scandale, son chef lui impose de soit reprendre le travail en s’occupant d’un simple cambriolage, soit d’être mis à la porte. Et c’est là que les choses vont se corser pour notre personnage…

Si le personnage de l’inspecteur torturé par ses propres démons n’est pas un thème nouveau, l’auteur est parvenu à le rendre intéressant et attachant. Joël n’est pas un mauvais type, il a juste besoin d’être remis en piste pour s’en sortir. Paradoxalement, c’est cette enquête, simple d’un premier abord, qui va faire ressurgir le flic brillant qu’il était. Rapidement, Joël comprend que ce n’est pas un cambriolage banal. Il y a quelque chose de plus. Un sentiment, une sueur froide, ou encore une intime conviction. Peut-être que sa dépression lui joue des tours ? Mais non il est convaincu que les flash qu’il voit sont réels.

Cette étrange enquête va mener Joël à se plonger en 1974, année où la fille de la dame chez qui il s’est rendu pour le cambriolage, a disparue. Crimes, fantômes, possessions semblent ponctuer ce roman.

L’ambiance est parfois oppressante. Les descriptions des lieux et des émotions des personnages permettent au lecteur de s’immerger dans l’histoire comme s’il y était : ce qui permet de ressentir des frissons à la lecture de ce livre.

La dernière partie du livre m’a semblé un peu plus floue que le reste. Je m’y suis un peu perdue et je n’ai pas été totalement convaincue par la fin du roman. Malgré tout, j’ai passé un super moment à la lecture de ce roman et j’ai envie de me plonger dans les autres titres de cet auteur.

Je ne peux que vous conseiller ce livre pour le Pumpkin Autumn Challenge par exemple ou pour vous plonger dans une ambiance Halloween !

★★★★

Connaissez-vous cet auteur ? Avez-vous lu ce roman ?

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